image

Page d'accueil / Choses à faire à l'Île-du-Prince-Édouard / Arts, culture et patrimoine /

Histoire et culture

Notre histoire qui renaît

L’histoire de l’Île-du-Prince-Édouard est comme un arbre. En retraçant chaque branche, on découvre que les Insulaires ont de nombreuses racines : autochtones, françaises, anglaises, irlandaises et écossaises. Des archéologues ont découvert des traces d’établissements Mi’kmaq datant de quelques milliers d’années. Allez vous renseigner sur le patrimoine autochtone de l’Î.-P.-É. auprès du Mi’kmaq Cultural Centre à Lennox Island. De même, ne manquez pas d’assister au pow-wow qui prend place à Abegweit chaque année. D’ailleurs, on perçoit encore les traces des Européens qui sont arrivés à l’Î.-P.-É. pour la première fois au 16e siècle, que ce soit dans le nom des gens, ou dans la popularité de la musique et des danses acadiennes et celtiques. À Miscouche, vous découvrirez l’histoire tumultueuse des pionniers français au Musée acadien. Ensuite, revivez tous les détails de la naissance de la fédération canadienne en visitant le lieu historique national Province House, où vous apprendrez les détails entourant la création d’une nouvelle nation à Charlottetown en 1864.

Survol de notre histoire

Aujourd’hui, la plupart des Insulaires sont de descendance européenne. Or, il y a environ 2000 ans, les Mi’kmaq étaient les premiers habitants de l’Î.-P.-É. Ils ont donné le nom d’Epekwitk à leur île, ce qui se traduit par « couchée dans l’eau ». Les colons européens prononçaient cette appellation « Abegweit ».

Des explorateurs français étaient les premiers Européens à se rendre à l’Île et à s’y installer. Selon Jacques Cartier, l’Île était « la plus belle terre que l’on puisse voir ». Les Français l’ont baptisée l’île Saint-Jean, nom qui est devenu St. John’s Island lorsque l’Île est passée aux mains des Britanniques. C’est en 1799 qu’on lui a donné le nom d’Île-du-Prince-Édouard en l’honneur du prince Édouard, duc de Kent, le père de la reine Victoria.

En 1758, lorsqu’elle a été cédée aux Britanniques, l’Île a été annexée à la Nouvelle-Écosse. Un peu plus tard, le capitaine Samuel Holland a eu comme mission d’arpenter les terres. Il a divisé l’Île en 67 cantons de 20 000 acres chacun qui, par la suite, ont été mis à l’encan dans une loterie à Londres, en Angleterre. De grandes parcelles de terre ont ainsi été accordées à des marchants anglais et des militaires. Bien qu’on ait dissocié la colonie de la Nouvelle-Écosse en 1769, les problèmes fonciers se sont poursuivis pendant plus de 100 ans jusqu’à la formation de la fédération canadienne. C’est à ce moment que le gouvernement insulaire a été en mesure d’acheter les dernières grandes propriétés pour les revendre aux locataires.

Après la guerre de Sécession, un grand nombre d’Américains qui étaient demeurés fidèles à la couronne britannique se sont déplacés vers le nord. Certains d’entre eux ont fini par s’installer à l’Île. Au cours des 18e et 19e siècles, de nombreux colons britanniques sont arrivés, dont des immigrants écossais et irlandais qui fuyaient les problèmes économiques de leur pays respectif. Fondée sur le bois, le vent et l’eau, l’économie insulaire prospérait vers le milieu des années 1800, contribuant ainsi à l’élargissement des collectivités et institutions coloniales.

La Conférence de Charlottetown de 1864 est l’un des événements marquants de l’histoire politique du Canada. C’est lors de cette rencontre qu’on a discuté de l’idée de former un pays. L’issue de la conférence a mené à la fondation officielle du Canada en 1867. L’Île-du-Prince-Édouard est devenue une province du Canada en 1873 après avoir conclu qu’une connexion serait assurée de façon continue entre l’Île et le continent.

L’Île-du-Prince-Édouard est fière d’être la plus petite province du Canada!

Lieux historiques de l’Île-du-Prince-Édouard

Voici le legs qui nous a été laissé pour que tous puissent apprendre à le connaître et à l’apprécier. Ces lieux historiques nous montrent la relation importante que les peuples autochtones tissaient avec cette terre, le modèle de colonisation établi par les Européens, l’impact de plusieurs siècles de pratiques agricoles et de pêche, ainsi que la foi qui a inspiré tant de gens lors de la formation de nos collectivités. Nos lieux historiques communiquent les réalisations et la fierté de générations d’Insulaires.