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Conseils de magasinage

Un bout de passé à ramener chez soi
par Mary MacKay

Vous avez décidé de magasiner sur l’Île-du-Prince-Édouard? Préparez-vous à faire plus de trouvailles que prévu. Si vous acceptez de vous laisser guider par routes et chemins, une sortie de magasinage sur cette île à la forme étrange pourrait vous valoir de découvrir maintes traces du passé, du présent et même de l’avenir.

Le passé lointain de l’Île s’est conservé de mille formes et de mille manières dans les boutiques d’antiquités le long des routes ou dans les nombreuses ventes aux enchères. Vous pourrez y découvrir de petits trésors, dissimulés parmi un amalgame d’objets en tous genres. Qui sait, vous pourriez même avoir la chance de découvrir un objet vous rappelant votre propre passé : un jouet en fer-blanc d’époque, semblable à celui qui vous avait procuré tant d’heures de rêves et de plaisir au cours de votre enfance; ou peut-être une chaise berçante qui vous rappellera celle dans laquelle votre grand-mère s’installait pour tricoter.

Le vieux dans le neuf

Même dans les objets contemporains, on peut découvrir des traces du passé. Les membres de la coopérative artisanale Culture Crafts Co-op de Richmond utilisent une technique datant de 250 av. J.-C. pour tresser à la main, à partir de bandes de bois de frêne, des corbeilles de pommes de terre identiques à celles utilisées par les producteurs de l’Île-du-Prince-Édouard il y a près de 200 ans.

On peut également découvrir quelque chose d’aussi ancien que le temps aborigène lui-même chez Micmac Productions, sur l’île Lennox. La collection de figurines de terre cuite Glooscap – le Don, l’Aube et les Saisons – retrace la création du peuple Mi'kmaq et de leurs terres ancestrales. Fabriquées sous la supervision des propriétaires Charlie et Doreen Sark, les figurines sont moulées à la main à partir de la fameuse argile rouge de l’Île, puis elles sont cuites dans un fourneau et peintes à la main dans l’atelier, que les visiteurs peuvent visiter gratuitement.

« Les textes qui ont été écrits sur les légendes de Glooscap sont maintenant tous épuisés », nous indique Charlie, qui est aussi le chef de la bande de l’île Lennox, la plus importante communauté Mi'kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard. « Comme il s’agit d’une partie intégrante de l’histoire culturelle du peuple Mi'kmaq, j’ai cru bon de conserver ces légendes d’une façon originale.»

Les arrêts magasinage

Une partie du plaisir que l’on éprouve à se promener dans les petites villes provient des boutiques minuscules, où le préposé à la caisse, qui est aussi bien souvent le propriétaire, vous expose fièrement sa marchandise. Au détour de chaque coin de rue de Victoria-by-the-Sea, à 20 minutes à l’est de Borden-Carleton, des marchands vous offrent des objets de toutes sortes : antiquités, artisanat, linge de maison, sans oublier des chocolats fins.

Pour ceux qui préfèrent le magasinage en un seul endroit, il existe de nombreux complexes de boutiques dans les centres urbains : le Confederation Court Mall à Charlottetown, par exemple, ou le Waterfront Shopping Centre de Summerside. On trouve aussi des regroupements de boutiques comme celui du Spinnakers' Landing, situé le long de la pittoresque promenade riveraine de Summerside, celui du centre commercial de magasins d’usine de l’Î.-P.-É. sur la route Transcanadienne, à l’ouest de Charlottetown, celui du Cavendish Boardwalk et la multitude de boutiques du Gateway Village, situé au pied du pont de la Confédération. Tous ces marchés offrent une variété de boutiques qui réussiront à charmer quiconque les visite.

Et si vous pensez avenir, offrez-vous quelque chose qui se bonifie avec le temps, comme la gamme de grands vins, maintes fois primés, du vignoble Rossignol à Little Sands. Pour vous y rendre, prenez la route 4, neuf kilomètres à l’est de la gare maritime de Wood Islands; vous ne pourrez rater ce vignoble de 20 acres, avec sa vue à couper le souffle sur le détroit de Northumberland. En dépit de l’incrédulité de certains, faire pousser la vigne sur l’Î.-P.-É. s’est révélé une réussite pour les propriétaires du vignoble, John et Lyn Rossignol, dont le nom de famille chantant fait merveille sur les étiquettes des vins.

« On rencontrait parfois une expression d’incrédulité sur les visages des gens à qui on parlait de notre projet, mais nous étions déterminés à le réaliser et à aller au bout de notre expérience » se rappelle John.

Depuis la vente de la première bouteille de la cuvée Rossignol en 1995, les propriétaires ont fait passer de cinq à quatorze le nombre de vins de table et de vins de fruits offerts sur leur liste; on y trouve du vin de fraise et de rhubarbe, du vin de framboise, du cidre de pomme et d’autres boissons, toutes élaborées à partir de produits de la plus haute qualité, cultivés par des agriculteurs de la région.

Donc, que ce soit pour une bouteille de vin, pour une poterie finement réalisée, ou encore pour une pièce d’antiquité qui réveillera vos souvenirs, n’hésitez pas à venir explorer les boutiques de l’Île-du-Prince-Édouard. Vous y serez récompensés!