Survol

Les chemins étroits en terre rouge de l’Île sont des endroits uniques – chacun possède son histoire. Épargnées de l’enterrement sous le ciment ou l’asphalte, ces routes ne sont plus que de simples avenues pour se rendre d’un endroit à l’autre, mais plutôt une composante unique de notre patrimoine.

Le terrain couvert par ces routes est varié et captivant. Les collines élevées et les tournants à couper le souffle entraînent les voyageurs dans leur course. Des paysages magnifiques offrent des vues panoramiques de la campagne, ainsi que des aperçus de la vie rurale : des fermes familiales, neuves ou abandonnées, et des vestiges des scieries et des fabriques de meubles – de vieilles entreprises qui ont donné l’âme.

Le long des sentiers, on aperçoit souvent des « tunnels » de feuillage. Les feuillus indigènes tels que l’érable à sucre, l’érable rouge, le hêtre à grandes feuilles et le chêne rouge sont certains des arbres qui contribuent aux canopées qui forment une arche sur de nombreuses routes. L’épinette, le pin et la pruche du Canada offrent du contraste et de la profondeur dans le paysage des arbres décidus. En longeant les fermes, ces arbres forment des haies solides.

Aux endroits ouverts, les lupins, les marguerites jaunes, la carotte sauvage et une foule d’autres fleurs sauvages créent une abondance de floraison, tandis que sous l’ombre des arbres, les plantes qui poussent sont la mousse, les fougères et le trille.

Appréciées non seulement des humains, ces routes et leur végétation propre servent de trajets de passage de la faune pour les renards, les écureuils et les lièvres d’Amérique. Les buissons en bord de route offrent des sites de nidification pour de nombreux oiseaux chanteurs.

Veuillez noter : plusieurs de ces routes sont utilisées par les fermiers avec leur machinerie agricole et la prudence est de mise. Les pentes abruptes, les brusques tournants et les zones détrempées sont courants et on avise les voyageurs de réduire leur vitesse en conséquence. Au printemps, de la fin mars à la mi-juin, selon la température, les routes peuvent être très boueuses en raison de la fonte des neiges et du dégel. La conduite pendant cette période est déconseillée.

Routes panoramiques du patrimoine désignées

En 1987, la désignation des routes panoramiques du patrimoine a été rendue possible au moment où le gouvernement provincial a adopté des règlements dans le cadre de la loi Planning Act (loi sur l’aménagement du territoire) qui limitaient les activités y ayant lieu afin de protéger et préserver certains des refuges panoramiques et culturels. En date de 2005, onze de ces endroits uniques avaient été désignés routes panoramiques du patrimoine.

Les propriétaires fonciers des terrains adjacents jouent un rôle vital dans la protection des routes. Plusieurs d’entre eux, étant conscients de l’importance de cette composante de notre patrimoine, ont convenu à de simples ententes bénévoles avec Island Nature Trust afin de protéger une rangée de boisé ou de haies adjacente au droit de passage public. Sans cette « zone tampon », plusieurs des superbes canopées sur ces routes seraient appelées à disparaître.

Les routes patrimoniales panoramiques de l’Île

Sur l’Île, il existe six autres vieilles routes qui portent une valeur historique et esthétique semblable, mais qui ne portent pas la désignation de routes panoramiques du patrimoine. À ce titre, ces routes reçoivent une vérification limitée de la surface de la route et de l’entretien de la végétation afin de minimiser les perturbations et les changements. L’objectif principal est d’offrir au public voyageur une occasion de voyager sur une route qui reflète l’ambiance et le paysage d’antan.