Kendra Mills

Directrice du marketing, PEI Potatoes

Charlottetown

Quel est le titre de votre poste?
Je suis la directrice du marketing pour le PEI Potato Board, l’organisation des producteurs de pommes de terre de l’Île.

Êtes-vous née à l’Île-du-Prince-Édouard ou avez-vous choisi de vous y installer?
Les deux! Je suis née et j’ai grandi à l’Île-du-Prince-Édouard, mais j’ai habité ailleurs pour acquérir des expériences de travail. J’ai toujours su que je reviendrais à l’Île pour m’y installer, ce que j’ai fait il y a environ huit ans – et c’était une excellente décision!

Quelles étapes avez-vous suivies pour exercer votre profession?J’ai fréquenté la Mount Allison University, où j’ai obtenu un B. Com. en marketing. Après mes études universitaires, j’ai habité à Londres, en Angleterre, où j’ai travaillé pendant un an pour une agence de publicité. J’ai ensuite poursuivi mon travail pour la même entreprise à Toronto, en Ontario. Mon client principal, Moosehead Breweries, a alors décidé de m’embaucher. J’ai travaillé pour la brasserie à partir de Saint John, au Nouveau-Brunswick, et de Toronto, après quoi je suis revenue à l’Île et j’ai décroché mon poste actuel en marketing.

Depuis quand habitez-vous à l’Île?
J’ai habité à l’Île jusqu’au début de mes études universitaires. J’y ai ensuite passé plusieurs étés jusqu’à ce que je m’y sois installée de façon permanente.

Où à l’Île habitez-vous?
J’habite maintenant à Charlottetown, mais j’ai grandi sur une exploitation de pommes de terre tout près de Summerside.

En quoi consiste une journée ordinaire pour vous?
Mon emploi me permet de faire toutes sortes de choses! La plupart du temps, je me rends au travail en moins de 10 minutes, mais les tâches peuvent varier du jour au lendemain : me déplacer en milieu rural pour rencontrer un conditionneur de pommes de terre, travailler à notre stratégie sur les médias sociaux avec diverses agences, préparer un voyage en Amérique du Nord pour prendre part à un salon professionnel ou à une conférence, préparer notre contribution à l’un des nombreux festivals et événements locaux que nous appuyons, ou encore travailler avec d’autres produits du terroir pour promouvoir l’excellente nourriture de l’Île-du-Prince-Édouard!

Qu’est-ce que vous aimez le mieux de la vie à l’Île?
L’Île-du-Prince-Édouard offre des contrastes saisissants. Charlottetown est une ville dynamique qui déborde de culture, de nourriture et de musique. Mais on n’a qu’à faire 15 minutes de route pour se retrouver parmi les fermes et les villages de pêche, qui possèdent d’ailleurs leur propre culture. On peut constater beaucoup de similitudes sur notre petite île, mais aussi de nombreuses caractéristiques uniques!

Qu’est-ce que seuls les gens de l’Île savent selon vous?
Vu notre population de 140 000 habitants, il est facile de croire que tous les Insulaires se connaissent – et c’est souvent le cas! À tout le moins, il y a habituellement une connaissance commune.

Qu’est-ce qui vous passionne? Qu’est-ce que vous aimez profondément? Qu’est-ce qui occupe constamment votre esprit?
Je suis une fanatique de l’agriculture! J’ai grandi sur une exploitation de pommes de terre qui est au cœur de notre vie familiale depuis trois générations. Aujourd’hui, mes fonctions au sein du secteur m’offrent une perspective différente. L’agriculture est l’industrie la plus importante à l’Île-du-Prince-Édouard et fait partie intégrante de la culture, de la vie rurale et de l’économie. L’industrie englobe bien plus que le travail de ferme. Je me trouve très chanceuse de pouvoir exercer mon emploi actuel.

À quel endroit à l’Île amèneriez-vous quelqu’un qui n’a jamais visité la province?
Il s’agirait sans doute de la région centrale de la côte nord. New London, Stanley Bridge, French River, Park Corner et Darnley sont mes endroits préférés à l’Île. La beauté de la région ne cesse de m’impressionner! On y trouve de magnifiques paysages typiques de l’Île et, à mon avis, certaines des meilleures plages de la province.

Avez-vous un fait intéressant ou amusant à partager sur vous ou sur l’Île?

  • Je peux conduire un tracteur, mais on ne semble pas vouloir me confier la tâche très souvent!
  • À l’Île, on n’est jamais à plus de 20 minutes de l’eau ou de la plage.
  • Nous cultivons notre propre vocabulaire :
  • En anglais, les Insulaires parlent plutôt de « feed » que de repas, particulièrement lorsqu’il s’agit de fruits de mer ou de pommes de terre nouvelles. Et ne soyez pas étonnés si vous entendez aussi les Acadiens parler d’une « feed » de homard!
  • Soit vous êtes un Insulaire, soit vous « venez d’ailleurs ».
  • Tout le monde cherche à connaître la famille d’autrui. On me présente souvent comme « la fille de Brian », ce qui semble satisfaire la plupart des gens.
  • À l’Île, nous « creusons » au lieu de « récolter ».
  • Nos sols sont uniques du fait qu’ils ont une teneur élevée en fer. En plus de produire de pittoresques routes de terre rouge, le processus d’oxydation (ou de rouille) est excellent pour faire pousser nos célèbres pommes de terre!
  • Comme toute autre industrie, l’agriculture a évolué au rythme de la technologie. Il est fascinant de constater que les agriculteurs de la génération de mon père entreposaient leurs pommes de terre dans la cave de leur maison de ferme, tandis que mon frère plante des pommes de terre via satellite et contrôle ses entrepôts de pointe à l’aide de son iPhone. Cela dit, il reste que 97 % des exploitations agricoles de l’Île sont toujours gérées par des familles.
  • De ce côté-ci de la Grande-Bretagne, c’est à l’Île-du-Prince-Édouard que vous trouverez le meilleur poisson-frites : chez Rick’s, à St. Peter’s; chez Richard’s, à Covehead; ou au resto Gahan, à Charlottetown.
  • La campagne forme une véritable mosaïque de verts, de jaunes et de rouges qui se mélangent aux tons de la floraison des champs de pommes de terre.
  • La récolte est ma saison préférée à la ferme, car l’air a une odeur particulière que reconnaîtrait immédiatement tout agriculteur. Le parfum de l’air frais par un bon matin d’automne, le démarrage de la récolteuse avant l’aube, l’odeur de la terre rouge qu'on laboure – tout cela crée une ambiance magique qu’il est impossible de reproduire.
  • Mon plat de pommes de terre préféré est tout simple : des pommes de terre nouvelles, bouillies et garnies de beurre. Rien ne s’y compare! Si j’avais à choisir une gâterie, ce serait sans doute des pommes de terre frites à deux reprises dans la graisse de canard.

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