Sandi Lowther

Directrice générale, Fairways Cottages

Cavendish

Êtes-vous née à l’Île-du-Prince-Édouard ou avez-vous choisi de vous y installer?
Je suis née à l’Île.

Quelles étapes avez-vous suivies pour exercer votre profession?
J’ai commencé à travailler dans l’industrie de l’accueil pendant mes études collégiales. J’ai d’abord été serveuse à l’hôtel et au centre des congrès Hilton International Prince Edward, puis contractuelle en marketing et en développement des produits touristiques dans la région de Cavendish et l’est de l’Île. J’ai démarré ma propre entreprise il y a 18 ans.

Depuis quand habitez-vous à l’Île?
J’habite à l’Île depuis 53 ans.

Où à l’Île habitez-vous?
Cavendish Beach

En quoi consiste une journée ordinaire pour vous?
Je suis dans mon bureau vers 7 h pour préparer les tâches du personnel. Au cours de la journée, je supervise les activités et tâche d’accueillir la majorité de nos clients avec un signe de la main, un sourire ou une étreinte. J’appuie également le personnel dans diverses tâches : préparer les unités, faire la lessive, animer les jeux et activités offertes sur les lieux, veiller aux préparatifs pour les clients qui choisissent de faire cuire des moules de l’Île et un repas au homard à leur chalet, prendre note des réservations, gérer l’arrivée et le départ des clients, m’occuper du jardinage, etc. Après le souper, je me promène ici et là sur la propriété et je m’arrête pour saluer quelques clients fidèles ou les nouveaux visages. Le personnel du bureau part vers 20 h. J’examine ensuite les arrivées et les départs prévus pour les prochains jours et je ferme le bureau à 21 h.

Qu’est-ce que vous aimez le mieux de la vie à l’Île?
La beauté et les couleurs des paysages ne cessent de m'étonner. La gamme impressionnante de produits touristiques attire des visiteurs aux intérêts variés. Tous les Insulaires s’enorgueillissent de leur propriété et sont toujours disposés à servir les visiteurs. J’aime beaucoup entendre parler des rapports affectueux que nos clients forment avec notre île. Il existe une mystique, une douceur et un sentiment d’appartenance propres à l’Île-du-Prince-Édouard. À leur départ, les visiteurs ont parfois du mal à trouver les mots pour expliquer ce qu’ils ont vécu pendant leur séjour. C’est vraiment spécial!
Si je ne suis pas au travail, je suis habituellement sur un terrain de golf ou à la plage.

Qu’est-ce que seuls les gens de l’Île savent selon vous?
« Anne de la maison aux pignons verts » est un personnage fictif; elle n’a pas vraiment habité dans la Maison Green Gables à Cavendish. Ha, ha!

Qu’est-ce qui vous passionne? Qu’est-ce que vous aimez profondément? Qu’est-ce qui occupe constamment votre esprit?
J’aime beaucoup être au service des gens, et j’en tire une grande fierté. « Non » et « C’est impossible » n’existent pas dans le monde du service à la clientèle!

À quel endroit à l’Île amèneriez-vous quelqu’un qui n’a jamais visité la province?
Sans doute Orby’s Head, dans le Parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

Avez-vous un fait intéressant ou amusant à partager sur vous ou sur l’Île?
Le tourisme a toujours fait partie de mon environnement. Notre ferme familiale était située juste en face du seul aéroport de la province, à Charlottetown. Les hangars et le hall de l’aéroport sont devenus de véritables aires de jeu pour ma sœur et moi, car ma mère était gestionnaire d’Eastern Flying Services. Trois générations vivaient sur notre grande ferme; les voyageurs pouvaient d’ailleurs y louer des chalets auprès de ma grand-mère. Certains hommes d’affaires voyageaient régulièrement à Charlottetown et nous appelaient par notre nom quand ils nous apercevaient à l’atterrissage. Puisque nous connaissions l’horaire des vols, nous allions à leur rencontre avec un sourire et un signe de la main. Ils nous demandaient un bisou sur la joue, puis nous donnaient chacune une pièce de cinq cents que nous dépensions à la distributrice d’arachides. Notre accueil les faisait rigoler et les pièces de cinq cents nous faisaient bien plaisir! À l’époque, les voyages aériens n’étaient pas aussi réglementés qu’ils le sont aujourd’hui. De temps à autre, les pilotes d’Eastern Flying Services nous permettaient de les accompagner lors des courts vols vers la Nouvelle-Écosse ou le Nouveau-Brunswick. Pouvoir nous asseoir dans le siège du copilote, c’était quelque chose!

Ma passion pour le service à la clientèle a commencé dès mon enfance. Nous suivions plusieurs règles d’or, notamment « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent » et « Il y aura toujours plus grand et plus petit que soi; il faut donc s’aimer soi-même et traiter les autres avec le même respect. » Avant même de commencer l’école, nous prêtions main-forte lors de la préparation des repas pour les ouvriers de la ferme. Nous pelions les légumes et mettions la table pour servir un repas chaud à l’heure du midi et du souper. Le service communautaire n’était pas un choix, mais une obligation. C’était notre devoir de faire du bénévolat et d’aider les moins favorisés. À Noël, notre grand-mère préparait des paquets individuels pour l’orphelinat et nous demandait de les distribuer aux enfants. Lorsque nous avions entre 10 et 12 ans, nos grands-parents se rendaient à un foyer de soins tous les samedis soirs pour enseigner la danse de salon aux résidents. Nous devions les accompagner pour veiller à ce que tout le monde ait un partenaire de danse.

Nos clients réguliers aiment me taquiner à cause du fait que peu importe la demande, ma réponse est toujours la même : « Pas de problème! »

Étant expressive de nature, je préfère de loin les étreintes aux poignées de main!