Lors de l'abandon du chemin de fer de l'Île-du-Prince-Édouard en 1989, les Insulaires n'ont pas tardé à y voir une occasion exceptionnelle. L'idée d'un sentier de promenade et de cyclisme à usages multiples reliant les deux extrémités de l'Île était née et le dernier maillon est aujourd'hui posé. L'itinéraire de Tignish à Elmira mesure 279 kilomètres mais comprend 357 kilomètres de pistes utilisables sur une excellente surface de poussière de pierre compactée. Différents embranchements mènent au cœur de Charlottetown et aux municipalités du littoral Souris, Georgetown et Montague. Enfin, une liaison est établie avec le pont de la Confédération à Borden-Carleton.

Le Sentier de la Confédération sillonne toute la province, traversant un grand nombre de municipalités et offrant une grande diversité de paysages. À l'époque du chemin de fer, le sentier a fait naître des villes, modelé les transports et surmonté tous les défis posés par le relief de l'île. Aujourd'hui, et si vous savez où et comment regarder, la piste offre une perspective différente, au rythme de la marche, de la vie sur l'Île. Ce chemin à usages multiples qui relie de part en part les deux extrémités de la province accueille promeneurs, randonneurs, cyclistes, joggers et personnes en fauteuil roulant sur une surface de poussière de pierre compactée. Depuis plus d'un siècle, les visiteurs de l'Île ont ainsi savouré les paysages, les forêts et les rivières bucoliques qui séparent les petites communautés de l'Île.

Habitat et patrimoine sont les points forts des sentiers de l'Île-du-Prince-Édouard. Nature et culture s'unissent sur le Sentier de la Confédération pour donner naissance à un paysage unique. L'habitat est essentiel à toutes les espèces, des plus grands arbres aux plus petits insectes. Entre ces deux extrêmes, on trouve les plantes, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les poissons et les mammifères. Les espèces prospèrent selon différentes variables d'habitat, et si vous apprenez à associer milieux naturels et espèces, vous serez à même d'anticiper vos rencontres tout au long du sentier. Sur le sentier se succèdent feuillus, conifères et succession forestière, prés et haies, zones sèches et humides, voies d'eau et étangs. Autant de milieux autour desquels rayonnent des espaces spécifiques qui assurent la subsistance de diverses espèces. Ce sentier est un parfait exemple d'habitat « de lisière » en zone rurale et donc l'endroit idéal pour tous les curieux de la nature. L'habitat des oiseaux en est la meilleure illustration pour les randonneurs intéressés par les espèces naturelles, mais ces principes s'appliquent tout aussi aisément à la vie végétale. Par exemple, les bleuetières contiguës peuvent attirer le courlis corlieu ou le tétras à queue fine ; les parulines à collier dans la barbe de vieillard ; les zones humides et jeunes forêts - une variété de parulines ; les estuaires - les aigles, goélands, canards, hérons et oies ; les baies comestibles et pommes - les jaseurs boréaux et tétras ; les arbres morts - les pics-bois, mésanges et sittelles ; et bien d'autres encore. L'Île-du-Prince-Édouard se trouve sur la route migratoire de l'Est. La migration débute en avril et en août, ce qui multiplie les possibilités d'observation pendant ces saisons.

Patrimoine va presque toujours de pair avec habitat dans les communautés rurales qui jalonnent régulièrement le chemin. Les villages racontent tous une histoire différente, qui se devine parfois à leur nom évoquant lequel un peuplement ethnique, lequel une gare ferroviaire, lequel une voie d'eau avoisinante. L'histoire culturelle de l'Île est porteuse de la riche expérience des diverses communautés concernant la terre et l'eau. Certains aspects de la culture se manifestent lors de festivals, au théâtre, dans la musique et dans les musées locaux. Le sentier vous invitera à découvrir toutes ces histoires. Les possibilités qu'il offre aux amoureux de la nature, aux artistes, aux historiens, aux photographes, aux cueilleurs de baies et à tous les amateurs d'endroits calmes où jeter une couverture pour pique-niquer, sont inépuisables. En posant les derniers rails du chemin de fer de l'Î.-P.-É. en 1875, jamais les constructeurs n'auraient imaginé qu'un jour les couloirs percés dans tout le paysage de l'Île deviendraient un espace privilégié de loisirs.

Sur le Sentier de la Confédération, n'oubliez pas de respecter Le Code de conduite sur le Sentier

  • Ne pas quitter le sentier
  • Respecter la propriété privée
  • Prévenir tout risque d'incendie
  • Bien surveiller son chien
  • Ne pas s'approcher du bétail, des cultures et des machines
  • Ramener ses ordures et ne pas souiller les voies d'eau
  • Protéger la faune et la flore
  • Ne pas faire de bruit inutile
  • Apprécier la nature et respecter la vie et le travail agricoles