Charlene Belsher

Propriétaire, The Old General Store

Guernsey Cove

Qu’est-ce que vous aimez le mieux de la vie à l’Î.-P.-É.?
J’exploite une boutique d’artisanat saisonnière, The Old General Store, à Murray River. Étant propriétaire d’un magasin qui ouvre ses portes pendant la saison touristique, je me considère comme spécialiste de l’accueil insulaire. J’ai d’ailleurs eu l’honneur de recevoir, à deux reprises, le Prix de l’hospitalité du comté de Kings remis par la Tourism Industry Association of PEI.

Quel est le titre de votre poste?
La solitude m'attire beaucoup; je peux facilement aller marcher sur une plage où il n'y a personne. Par ailleurs, je ressens un rapport étroit lorsque je me rends à une épicerie ou un garage où tous les gens me connaissent. En outre, je n'ai qu'à conduire une heure ou moins pour avoir accès à des pièces de théâtre et des prestations musicales de première qualité.

Êtes-vous née à l’Île-du-Prince-Édouard ou avez-vous choisi de vous y installer?
Je suis née en Nouvelle-Écosse, mais ma mère est originaire de l’Île-du-Prince-Édouard. J’ai récemment découvert que du côté des Gallant, mon lignage familial remonte à l’an 1660 à l’Île. Lorsque mon père faisait partie de la force aérienne, ma famille a habité dans quatre provinces, aboutissant en Alberta.

Depuis quand habitez-vous à l’Île?
Il y a 39 ans, j’ai quitté l’Alberta pour m’installer dans une grande et vieille maison de ferme à l’Île. J’espère y rester encore bien des années!

QOù à l’Île habitez-vous?
J’habite dans le sud-est de l’Île, à Guernsey Cove. Je suis à environ 20 minutes à l’est du traversier de Wood Islands. C’est un endroit magnifique!

En quoi consiste une journée ordinaire pour vous?
Pendant la saison touristique, les journées passées à la boutique sont occupées, mais bien amusantes. Je commence par préparer le magasin pour la journée. J’accueille ensuite les clients et je prends le temps de discuter un peu avec eux pour mieux les connaître. Je leur parle des produits présentés dans la boutique, qui sont fabriqués par quelque 70 artisans. Je m’occupe aussi de faire le total à la caisse et d’emballer les achats. On me demande souvent des renseignements sur l’histoire du magasin ou l’horaire des traversiers, ou encore sur les restaurants, poissonneries, établissements d’hébergement, attractions et festivals de la région. Ma plus grande récompense, c’est de voir les clients quitter la boutique avec un sourire au visage. Je sais alors que j’ai bien fait mon travail. Je ferme habituellement les portes vers 18 h, puis je me rends à la maison pour souper en famille. En soirée, nous faisons souvent un feu à l’extérieur. Il n’y a rien de mieux que de regarder les étoiles faire leur apparition et les lumières scintiller sur le détroit.

Qu’est-ce que vous aimez le mieux de la vie à l’Île?
L’authenticité de l’Île me plait beaucoup. Nous connaissons nos voisins, nous avons un lien avec la collectivité, et il y a toujours des gens qui veulent bien prêter main-forte au besoin. On peut se retirer dans la solitude ou bien profiter des nombreuses activités communautaires.

Qu’est-ce que seuls les gens de l’Île savent selon vous?
Je pense que les gens d’ailleurs seraient surpris par le nombre de grands musiciens et chansonniers de l’Île. Lennie Gallant, Vishten, Richard Wood, Irish Mythen, Ten Strings & a Goatskin, Catherine MacLellan, Meaghan Blanchard, The East Pointers et Gordie MacKeeman ne sont que quelques-uns des talents insulaires qui se produisent un peu partout dans le monde.

Qu’est-ce qui vous passionne? Qu’est-ce que vous aimez profondément? Qu’est-ce qui occupe constamment votre esprit?
Je suis toujours émerveillée par l’abondance et la variété des entrepreneurs artisanaux et culturels à l’Île. Chaque année, j’élargis le choix d'objets faits à la main dans ma boutique : courtepointes, poteries, planches à découper, articles tricotés, cartes et reproductions, bijoux, carillons éoliens, chandelles, savons, confitures, gelées, sauces piquantes… même des gâteaux au rhum! À chaque salon ou foire artisanale, je trouve toujours quatre ou cinq nouveaux artisans présentant des produits créatifs et novateurs.

À quel endroit à l’Île amèneriez-vous quelqu’un qui n’a jamais visité la province?
Difficile de donne une seule réponse! Voici comment je planifierais une journée entière à l’Île : pour commencer, prendre un copieux déjeuner dans l’un des restaurants de Murray Harbour. Ensuite, aller au phare de Cape Bear pour grimper jusqu’au sommet et admirer la vue sur les falaises et le détroit de Northumberland. Il y a deux établissements vinicoles à proximité du phare : Rossignol Winery et Newmanns Winery. Pourquoi ne pas aller goûter quelques vins locaux? Ensuite, peut-être faire un peu de magasinage à The Old General Store ou à The Magik Dragon à Murray Harbour, suivi d’un dîner sur le front de mer de Montague. Après s’être rassasié, il faut bien sûr aller explorer les dunes au parc Greenwich. Pour terminer la journée en beauté, se rendre à l’un des excellents restaurants de l’Île pour déguster un bon repas, puis partir à la recherche d’une des populaires « fêtes de cuisine » insulaires! L’une de mes expériences de musique préférée est d’aller voir Richard Wood le samedi soir à Stanley Bridge. On a toujours droit à un spectacle des plus divertissants!
Si je n’avais qu’à choisir une seule activité, j’opterais sans doute pour la fête de cuisine.

Avez-vous un fait intéressant ou amusant à partager sur vous ou sur l’Île?
Malgré sa petite taille, l’Île compte beaucoup de mots et phrases uniques. Par exemple, au lieu de « glissant », les Insulaires diront plutôt « slippy » en anglais et « coulant » en français. En anglais, il y a une expression qui se traduit par « aussi mince que le Guardian du lundi », The Guardian étant l’un des principaux journaux de l’Île. Lors de votre visite, assurez-vous de discuter avec des Insulaires pour dénicher d’autres expressions uniques!